Les travaux vont reprendre alors que la justice a condamné l’Agglo : pourquoi ?

0001La presse du jour montre bien les faits.

  • L’agglomération a été condamnée par la justice,
  • les travaux vont reprendre.

Essayons d’y voir plus clair :

1) La décision du bureau de Chambéry métropole, le 24 mars, d’engager les travaux est annulée par le juge car illégale : une telle décision aurait dû être prise par les élus du Conseil communautaire, seuls légitimes à la prendre. Or, jamais rien ne leur a été présenté en assemblée, seul lieu où se prennent les décisions importantes, publiquement, devant les citoyens (rappelons que le bureau n’est qu’un huis-clos, opérationnel et que, refuser de présenter les dossiers devant le Conseil communautaire est un manquement grave à la démocratie locale et au respect des organes délibératifs).
Ainsi, le démarrage des travaux n’a jamais été voté ni autorisé avenue des Ducs, avenue de la Boisse, place et rue de la gare, le long de la place du palais de Justice, rue de la République…etc.
On peut même légitimement se demander comment le trésorier public va payer ces travaux (rappelons qu’on ne peut payer qu’à partir d’une délibération valable).

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La Justice condamne Chambéry métropole

justice-c-corgarashu-fotolia_33754935_sIl y a des résultats dont on aimerait ne pas avoir à se réjouir tant ils révèlent la rigidité et le manque d’écoute de celles et ceux qui nous ont obligé à les obtenir.

C’est le sentiment qui me traverse depuis la condamnation, hier soir, par la Justice, des décisions prises par les élus majoritaires de l’Agglomération au sujet du nouveau plan de déplacements et des travaux engagés dans ce cadre.

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Chape de plomb…

Lourd, pénible, délétère… les qualificatifs ne manquent pas pour rendre avec justesse ce que fut le dernier Conseil municipal de Chambéry.

En sortant de cette séance, somme toute assez brève, le récit biblique de la tour de BABEL m’est venu à l’esprit. Non pas comme ce projet d’atteindre le Ciel et de défier Dieu – restons résolument laïcs et humbles – mais plutôt à travers la confusion des langues qui marqua l’échec de la construction commune envisagée. Multiplicité des interprétations, difficulté à se comprendre et usage variable des mots, illustrent le drame, au sens théâtral du terme, qui se joue, trop souvent, lors du Conseil municipal de Chambéry.

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » disait CAMUS. La formule est éloquente, simple et régulièrement vérifiée, ici comme ailleurs.

Alors, si je voulais résumer la séance de ce mercredi 15 juin en quelques formules, je dirais :

  • informer n’est pas concerter,
  • coopérer n’est pas se substituer,
  • déléguer n’est pas privatiser.

Je m’explique.

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Ils ne veulent rien entendre, ni comprendre…

C’est l’histoire d’une ordonnance de justice suspendant une décision du Bureau de l’agglomération.
Les travaux doivent cesser comme l’a ordonné le tribunal le 27 mai.
Pourtant, lundi matin, 30 mai, les engins sont à l’action sous les yeux médusés des Chambériens qui se questionnent et nous interrogent…
Naturellement, il ne viendrait à personne l’idée qu’il s’agisse d’un nouveau passage en force. Pas ce coup-ci, tout de même. Pas après une décision de justice claire et, certainement pas de la part d’élus de la République.
Ce serait impardonnable.
Cela semble impossible, pourtant…

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« On vous a fait économiser 2 ans et demi… »

« Oui, vous avez concerté… eh bien nous, on vous a fait économiser 2 ans et demi« .
Après presque 3 heures de débat, la vérité surgit innocemment de la bouche d’un élu de la Majorité. La motivation profonde est donc là : avancer vite au mépris des procédures de concertation. Ne rien dire pour gagner du temps. Ce n’est pas plus compliqué. Voilà également l’argumentaire qui a dû être développé par les tenants de ce projet de plan de déplacements urbains et de cette méthode qui laisse place à toutes les rumeurs, fantasmes et désinformations. Car quand on ne présente rien aux citoyens ça ne les empêche pas d’imaginer ce qui va se produire. Et quand on ne leur répond pas, ça les conforte dans leurs craintes.

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Aux habitants de Chambéry

Dimanche 15 mai 2016,

Madame, Monsieur,

Les Chambériennes et les Chambériens ont été destinataires d’une lettre ouverte de Monsieur DANTIN, Maire de Chambéry, censée les informer et justifier le nouveau Plan de déplacements urbains dont la première phase est en cours de réalisation.

Monsieur le Maire nous faisant grief de notre désaccord, il nous semble que nos concitoyens doivent savoir qu’à ce jour, nous n’avons jamais eu la possibilité de délibérer au sujet de ces travaux, ni au Conseil municipal de Chambéry ni au Conseil communautaire. De même vous devez savoir qu’aucun document ou plan d’aménagement n’y a été présenté, malgré notre insistance. Ce débat devait se tenir, enfin, au Conseil communautaire du 18 mai – alors que les travaux sont largement avancés – mais le rapport mis à l’ordre du jour est limité à l’approbation de la nouvelle offre du réseau STAC (liste des lignes et des arrêts…). Toujours pas de débat sur la démarche globale !

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Suspendre les travaux jusqu’au jugement

Dans le DL du 8 mai :
« Propos erronés du Maire et refus d’une concertation conforme à la loi, là est le vrai problème !« 

Si le Maire et le Président de l’Agglomération sont si sûrs d’eux, alors il n’ont qu’à attendre 15 jours, le résultat du jugement.
S’ils décident d’abattre les arbres, sans attendre, ce sera vécu comme une ultime provocation… inutile.

Nous demandons la suspension des travaux et des abattages dans l’attente du résultat des 2 référés déposés.

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