Le Maire osera-t-il une vraie concertation sur les nécessaires améliorations du plan de circulation ?


0001.jpgUn tout petit Conseil municipal, peu de rapports, pas d’enjeux majeurs, l’ensemble a été bouclé en 1h30…

Pourtant, le matin paraissait dans la presse un article de commerçants chambériens affirmant avoir l’écoute du Maire pour que soient effectuées des modifications visant à améliorer le plan de circulation.

Nous avions préparé une intervention à ce sujet. Le Maire évoqua le sujet en préambule, nous donnant ainsi l’occasion de rebondir et de développer notre analyse et faire nos propositions, comme nous le faisons depuis deux ans à propos de ce plan de circulation qui pénalise quotidiennement notre ville.

Voici l’intervention que j’ai faite au nom des élus de la Minorité :

 » Monsieur le Maire,

Nous voudrions nous joindre aux très, très, nombreux d’usagers de notre ville, aux professionnels et aux commerçants qui, depuis ce matin, n’ont qu’un seul mot à la bouche : « Enfin, …ils admettent qu’ils se sont trompés et vont peut-être nous écouter ».

La presse locale du jour me donne l’occasion d’accompagner le souhait des commerçants de voir, enfin, « bouger ce plan de circulation » que nous dénonçons depuis 2 ans et qui met en péril le centre-ville, donne de Chambéry l’image d’une ville dans laquelle on ne peut plus venir et pénalise fortement les usagers des quartiers périphériques.

2 ans que nous dénonçons cette erreur que vous avez commise avec ce nouveau plan de circulation fait à la va-vite et cette suppression d’un centre unique d’échange des bus sans projet alternatif.

Erreur vous obligeant incessamment à jouer les apprentis-sorciers, à rafistoler, pour tenter de limiter les dégâts.

Ce fut :

  • la création d’une route coupant le boulevard de la Colonne,
  • la fermeture du haut de la rue de Boigne, rouverte en moins de 24h,
  • l’accentuation des difficultés sur l’axe Cognin-Barberaz via l’avenue de Lyon et la rue Michaud,
  • la désertification et les tergiversations sur le Boulevard de la Colonne dont les arbres séculaires furent un temps menacés par cette improvisation ou par des projets pas à la hauteur des enjeux patrimoniaux et urbains,
  • la fermeture irréfléchie de rue que vous allez aujourd’hui rouvrir, comme la rue Claude Martin…

2 ans !!! Il aura donc fallu 2 ans pour que s’ébauche une prise de conscience et qu’enfin l’intérêt des usagers puisse s’inviter dans le débat ! Oui, vous vous êtes trompés en voulant faire trop vite.

« C’est une preuve d’intelligence d’avoir été réactifs et fait marche arrière » affirme la représentante des commerçants, elle a bien raison, et nous ne pouvons que nous féliciter avec elle de cette ouverture du dialogue, enfin, si vraiment dialogue il y a…

Car il ne faudrait pas que le mea culpa se transforme en entêtement… ; il faudrait que cette hypothèse d’ouverture du dialogue se concrétise par une vraie réflexion globale, tellement demandée, tant attendue.

Alors, en préambule de ce conseil municipal, nous souhaitons faire 2 propositions, puisque madame Beaud est « prête à étudier toute autre proposition si elle est là pour le bien, pour le mieux » :

1) Qu’une concertation publique soit lancée, intégrant tous les points difficiles aujourd’hui identifiés et ouverte aux commerçants, bien sûr, mais pas seulement, aux riverains également (et pas seulement vendredi prochain !!!) et à l’ensemble des professionnels et acteurs économique et sociaux qui pratiquent notre ville (conseils citoyens, chambres consulaires…). Une concertation intégrant donc :

  • La rue de la République,
  • La rue de Boigne et son devenir,
  • Le boulevard de la Colonne et son devenir,
  • Les solutions envisageables pour le faubourg Montmélian,
  • Les solutions envisageables pour l’axe avenue de Lyon – rue Michaud.

2) Qu’une présentation du dossier « Action cœur de ville» soit faite au conseil municipal et qu’il y ait débat sur ce qui sera dans ce dossier qui sera ensuite remis au gouvernement dans le cadre du plan d’aide aux centres-villes des villes moyennes.

Il y a péril en la demeure. Vous en avez conscience maintenant, semble-t-il. Ouvrez donc le dialogue largement. Concertez largement. Ne gâchez pas cette dernière cartouche.

Vous ne résoudrez pas tous les problèmes que vous avez créés mais vous limiterez certainement les dégâts en écoutant, vraiment les usagers.

Chacune de nos tribunes depuis 2 ans, chacune de nos communications n’ont eu de cessent de vous demander d’écouter et de prendre en compte l’avis des autres. Nous avons bien compris que le nôtre ne vous intéresse pas beaucoup mais celui des habitants est incontournable ! De tous les habitants.

Nous attendons des réponses précises sur ces points et demandons à être associés à toutes les formes de concertations que vous mettrez en place. Merci ! »

Nous n’avons pas eu de réponse sur la concertation… En revanche, le Maire nous a indiqué que le dispositif de l’Etat pour redynamiser le centre-ville, « Action coeur de ville » serait discuté en Conseil municipal. A suivre donc !

Le lendemain, se tenait le Conseil d’administration du CCAS où nos représentantes, Claudette Levrot-Virot et Françoise Marchand, ont subi une série d’attaques en règles alors qu’elles exposaient notre position, notamment sur la question de la gestion des ressources humaines et du dialogue au sein de la collectivité.

Ainsi, Françoise Marchand a bien été obligé de constater que le dialogue social n’était pas au rendez-vous ! Voici, en quelques mots le retour qu’elle nous a fait après cette difficile séance au CCAS :

« De grands changements impulsés par le Gouvernement s’imposent à l’ensemble des collectivités territoriales, en matière d’organisation du travail et de gestion des ressources humaines.

Les conditions de travail des agents changent : augmentation des horaires sans augmentation de salaire, prime au mérite, non remplacement de départs en retraites lié à l’importante baisse des dotations de l’Etat, sont autant de réformes délicates à mettre en place. Seul un véritable dialogue social entre les représentants des salariés et les élus peut permettre un juste équilibre entre logique économique et logique sociale.

Mais à Chambéry, rien de tel !

Les élus accusent publiquement les syndicats salariés de refuser le dialogue, syndicats qui affirment ne pas être entendus…. Dialogue de sourds ?

Cette crise est pourtant évitable. D’autres communes proches de Chambéry ont réussi là où la municipalité chambérienne échoue !

Contourner le dialogue social, vouloir réformer en passant outre l’avis des représentants élus par les salariés est non seulement un échec démocratique mais aussi une mise en danger de l’équilibre toujours plus fragile entre justice sociale, qualité du service rendu aux habitants et moyens alloués.« 

Voilà, une fois encore, les faits sont tenaces et montrent à quel point l’actuelle majorité s’inscrit dans la défiance vis-à-vis des salariés de la ville et du service dû au public, plus généralement.

 

 

Publicités

Une réflexion sur “Le Maire osera-t-il une vraie concertation sur les nécessaires améliorations du plan de circulation ?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s